En savoir plus sur... Etienne, alias PinPin

article publié le 9 avril 2016 - Développer une vie associative

Nouvelle rencontre d’un supporter du Racing, membre de la Fédération des supporters. Histoire de mieux le connaître et de découvrir ce qui le lie, tout comme nous, au RCS.

1 - Salut Etienne, tu as pris les commandes du groupe Ultra en début de saison. Après 8 mois de mandat, comment te sens-tu ? Comment s’est passé ton passage à la tête des UB90 ?
Je vais très bien ! Merci. Le Racing tourne bien, tout se passe bien dans le groupe et nous fêtons notre anniversaire cette année. Tout va pour le mieux actuellement.
Je ne me suis pas retrouvé du jour au lendemain président des UB90. Cela s’est fait tout naturellement après plusieurs années d’investissement. Les anciens prenant un peu de recul après des années d’investissement, je suis aujourd’hui président avant qu’un autre prenne la main un jour.

2 – On est curieux, c’est quoi le quotidien du responsable des Ultras ?
Etre responsable des Ultra Boys 90 c’est, en plus de son activité professionnelle, veiller à ce que toutes les activités de groupe soient menées à bien. Nous sommes aujourd’hui sept personnes qui assurons le bon fonctionnement du groupe. Nous préparons les matchs à domicile, décidons des banderoles et des tifos, organisons les préparations de ces animations. Nous organisons les déplacements, nous veillons à ce que notre local vive en s’autofinançant. Et nous travaillons sur les futurs gadgets que nous sortirons prochainement…
Et puis en plus de ça, nous sommes en relation directe et régulière avec les responsables du Racing et de la sécurité, mais aussi en contact avec la police.
Chacun a un rôle bien défini dans tout ça. C’est un travail de longue haleine que nous réalisons sur notre temps libre, dans la joie et la bonne humeur !

3 – Année faste personnellement, mais aussi pour le groupe qui a fêté ses 25 ans. C’est quoi la recette de cette longévité ? Et vous nous préparez quoi pour la fin de saison ?
Je ne sais pas s’il y a une recette de longévité. Je sais seulement que c’est un état d’esprit et une mentalité qui depuis 25 ans se transmet génération après génération. Une façon de vivre où des mots comme « passion », « fidélité », « amitié » et « cohérence » résument assez bien ce qui fait ce que sont devenus les Ultra Boys 90.
De nombreux projets sont en cours d’élaboration. Que cela soit des tifos, des gadgets ou d’autres manifestations, nous ne manquerons pas de communiquer en temps et en heure. En attendant, comme toujours, on garde la surprise pour le Jour-J.

4 – Pour finir en apothéose, le Racing est bien parti pour retrouver le monde professionnel. Serein, avant d’entamer la dernière ligne droite de la saison ?
Même si on ne peut pas nier que c’est bien parti, j’exulterais uniquement quand cela sera fait. On sait tout que le Racing est capable du meilleur comme du pire.
Mais au fond, j’ose espérer que nous allons vivre une fin de saison très excitante avec des soirées de folie à la Meinau qui resteront dans les mémoires. Profitons de ces moments, nous le méritons après tout ce que nous avons vécu.

5 – Parlons un peu de la Fédé. Les UB90 ont très vite adhéré au projet voilà 6 ans. C’était important pour le groupe de soutenir cette entité ?
Quand on nous a présenté le projet, cela nous a paru cohérent et intéressant. La Fédération des supporters a pour but de réunir des supporters qui n’ont pas forcément l’envie d’adhérer à une association comme les UB90 ou le KCB. Cela permet de réunir des supporters de tout âge et de toute sensibilité quant à leur façon de suivre le Racing, derrière un projet fédérateur.
La mise en avant d’un football populaire, d’une culture club et d’une culture déplacement étant également des visions que nous défendons et promouvons, il n’y avait plus qu’à lancer le projet.

6 – Qu’est-ce que les Ultras peuvent apporter à la Fédé ?
Quand la Fédé est à l’initiative de projets, c’est clairement les forces vives qui manquent le plus souvent. Et c’est exactement ce que les ultras peuvent apporter. La mobilisation d’un grand nombre de personnes mais également une organisation tant technique que matérielle.

7 – Beaucoup d’Ultras viennent squatter et se restaurer au 1906. Tu peux nous le dire, la bouffe est meilleure à la Fédé ?
Hé non, c’est juste que c’est tellement bon chez nous que notre cuistot n’arrive pas à suivre et à satisfaire tout le monde. Du coup, quand on a vraiment trop faim, on vient grignoter au 1906 pour patienter. Mais c’est vrai qu’on grignote plutôt bien !
Et puis, c’est quand même sympa de venir discuter avec des gens qu’on ne côtoie qu’occasionnellement.

8 – Comment as-tu chopé la fibre Racing ?
Comme beaucoup, mes premières virées à la Meinau étaient les sorties annuelles avec mon club de foot quand j’étais enfant. Puis adolescent, j’ai commencé à venir seul avec les potes avant de venir bien plus régulièrement une fois au lycée, à Strasbourg.
C’est pour cela qu’il faut encourager et poursuivre les opérations à la Meinau comme ce fut le cas contre Chambly. Inviter les clubs de foot de la région, leurs bénévoles et leurs licenciés, c’est l’avenir du Racing.
Les futurs supporters du Racing sont tous ces enfants qui jouent au foot dans les villages alsaciens et qui n’attendent rien d’autre que de venir à la Meinau afin de vibrer pour le Racing.

9 – Tu fais depuis longtemps partie du groupe Ultra. Comment se sont déroulés tes premiers pas au sein de l’association ? Tu t’imaginais en prendre la présidence un jour ?
Je suis présent dans le quart de virage depuis 2006, j’ai pris ma carte chez les UB90 en 2007. J’ai très rapidement intégré la jeunesse ultra, la « cellule jeune » des UB90 et j’ai poursuivi mon intégration en m’investissant dans les activités du groupe. Petit à petit, j’ai commencé à prendre des choses en main, à gérer des d’activités au sein du groupe et puis en 2011, j’ai intégré le bureau en tant que « responsable tifo ».
Quand on a 17 ans et qu’on prend sa carte chez les UB90, on pense à tout sauf à en devenir président. D’autant plus que le président de l’époque c’était Chon-chon, qui est en quelque sorte le super héros de tous les gamins qui entrent dans la tribune pour la première fois. Prendre sa place, c’est inimaginable.

10 – Quels sont tes autres loisirs en dehors du Racing ?
J’aime bien partir en trip dès que je le peux, que ce soit chez nos potes de Karlsruhe ou Berlin ou pour découvrir une autre ville ou un autre pays tout simplement. Je vais aussi dès que je le peux voir des concerts, à Strasbourg ou ailleurs.

11 – Tu as souvent l’air serein et posé au stade. Je me trompe ? T’es le même dans la vie de tous les jours ?
Il est vrai que je ne suis pas quelqu’un d’excentrique et que je suis plutôt réservé. Mais n’hésitez pas à venir m’interpeller si vous avez une question ou pour quoi que ce soit d’autre !

12 – Comme ici, y’a pas de langue de bois, PinPin, ça vient d’où ?
La fameuse question du surnom ! Classique. Mais pour la petite histoire, c’est un surnom qui date du collège et que j’avais à l’époque utilisé dans mon adresse MSN. (Old school tout ça). Il n’en a pas fallu plus pour qu’on me surnomme ainsi une fois chez les Ultras.

calendrier

Prochain rendez-vous au local :

6 mars : diffusion de Valenciennes - Racing
9 mars : discussion avec Thierry Laurey

sur twitter