Un nouvel hymne pour le Racing !

article publié le 5 août 2015 - Porte-parole d’une large communauté

Le Racing a annoncé hier le lancement de son nouvel hymne lors du premier match de la saison à la Meinau, face à Orléans.
Le président du club, Marc Keller, a également précisé que les principales associations de supporters avaient participé à sa création.

Depuis cette annonce, vous êtes nombreux - au local hier soir lors de la venue de J. Duguépéroux, sur les réseaux sociaux ou les forums - à vous interroger sur cet hymne.
S’il faudra évidemment attendre quelques jours pour en prendre connaissance et que nous laisserons le club (qui en est à l’initiative) en parler davantage, il est important de préciser notre rôle dans l’élaboration de ce projet.

A vrai dire, lorsque nous avons été sollicités pour y travailler, c’est avec une certaine appréhension que nous avons accepté.
En effet, il s’agit d’un sujet très compliqué et les tentatives précédentes n’avaient pas réussi à s’imposer dans la durée pour diverses raisons. Enfin, un hymne raté (et ils le sont souvent) est un sujet de railleries en or massif pour les détracteurs de tous poils. Mais, assumant pleinement notre rôle de porte-parole d’une large communauté de fans, et avec l’accord des UB90 et du KCB, la Fédé a accepté de prendre pleinement part à l’élaboration de cet hymne.

Notre principale préoccupation a été de trouver une réponse à la seule question vraiment importante : qu’est-ce qu’un bon hymne ?
Sans avoir aucunement la prétention d’être des professionnels du domaine musical, nous avons donc travaillé dans l’optique de réunir, en dehors des aspects techniques qu’on ne maîtrise pas, toutes les conditions indispensables pour que l’hymne puisse être une réussite.

Une évidence s’est rapidement - et cruellement - imposée : l’hymne, aussi réussi qu’il puisse être, sera certainement mal accueilli dans un premier temps. Pourquoi ? Parce qu’on veut lui associer des émotions passées que l’hymne ne peut encore assumer du fait de sa nouveauté.
C’est évidemment les prochains bons résultats sur le terrain qui construiront - du moins on l’espère ! - les bons souvenirs qu’on pourra lui associer.

Lors des premières discussions avec le club, plusieurs maquettes ont été étudiées. Rapidement, une d’entre elles nous a intéressés : malgré quelques défauts à gommer, son potentiel nous a semblé évident pour parvenir à réunir les conditions nécessaires, tant au niveau des paroles que de la musique.

Quelles conditions ?

- Au niveau de la musique, nous avons souligné qu’il est essentiel que le rythme soit lent, solennel, galvanisant. En effet, contrairement à ce qu’on pense spontanément, un rythme lent associé à des paroles efficaces peut être bien plus puissant et prenant aux tripes qu’un rythme plus rock, plus rapide ou saccadé.
De plus, tous les supporters n’ont pas de grandes capacités vocales et un rythme lent permet plus facilement de s’adapter au chant.

- Au niveau des paroles, nous avons insisté sur le refrain qui doit être accrocheur et donner envie de chanter. C’était pour nous le point essentiel même s’il ne faut évidemment pas délaisser les couplets.
De plus les paroles se doivent d’être fédératrices en évoquant le Racing, les couleurs bleu et blanc, la Meinau, Strasbourg, notre patrimoine régional, etc.
Elles doivent également être authentiques en évitant d’être transposables à d’autres clubs ou d’autres villes (en remplaçant « Strasbourg » par le nom d’une autre ville ou « Racing » par le nom d’un autre club) et intemporelles en évitant de citer des clubs adverses, des noms de joueurs ou de dirigeants.
Ces paroles doivent enfin être élaborées et insister non pas sur une glorification sportive excessive (« nous sommes les plus forts  ») mais plutôt sur la fidélité des supporters à un club qui a toujours su résister à de multiples coups durs, notamment ces dernières années, grâce justement au soutien de nombreux Alsaciens attachés à cette institution.
Enfin, nous avons demandé à ce qu’elles évitent de tomber dans la caricature des clichés éculés, du type « cigogne, choucroute, bretzel » et précisé que ces paroles n’évoquent pas des sujets fâcheux à nos yeux tels que le logo actuel ou l’acronyme trop souvent utilisé par le club (le bien trop fameux RCSA).

A ce stade, si vous avez réussi à nous lire jusque-là, vous vous demandez certainement si ces demandes ont été acceptées.
La réponse est... oui, sans réelle exception, autant par les dirigeants du club, à l’écoute de nos arguments, que par l’artiste, dont la vision de son hymne a tout de suite été très proche de la nôtre. Nous ne pouvons que les en remercier.

Vous jugerez par vous-même le résultat dans un peu plus d’une semaine, alors que les responsables des autres associations de supporters ont pu le faire il y a quelques jours.

Pour nous, et même si quelques légères retouches sont encore envisagées dans les prochaines semaines, cet hymne a ce qu’il faut pour exprimer l’essentiel : la capacité du Racing à être, de génération en génération, un important vecteur d’émotions.

Nous espérons que vous en serez tout autant convaincus et nous vous invitons à découvrir cet hymne en gardant à l’esprit les principaux éléments présentés dans cet article.

Rendez-vous à la Meinau le 14 août pour le découvrir et au local après le match pour en parler !

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