En savoir plus sur... Sébastien, alias chonchon

article publié le 23 novembre 2014 - Développer une vie associative

Nouvelle rencontre d’un supporter du Racing, membre de la Fédération des supporters. Histoire de mieux le connaître et de découvrir ce qui le lie, tout comme nous, au RCS.

1- On a tous envie de savoir : le Chon du stade, mégaphone à la main est-il le même que celui de la vie de tous les jours ?
Je vais peut-être en étonner certains, mais effectivement je ne hurle pas à tout va dans la vie quotidienne ! Je suis quelqu’un de plus posé. Pourquoi une telle différence, je n’en ai aucune idée. Peut-être parce que dès le départ, quand on est supporter du Racing, il n’y a pas à chercher plus loin.

2- En dehors du Racing, quelles sont tes autres passions ?
Je suis addict au poker (non je n’ai pas encore dû hypothéquer quoi que ce soit) et féru de cinéma !

3- Cette année, tu fêtes ta 15e saison au mégaphone. Quelles sont les secrets de cette longévité ?
Il n’y a pas vraiment de secrets. Juste une énorme envie, qui continue à m’habiter, de pousser le virage à donner le meilleur pour le soutien à l’équipe. Le soutien vocal est la priorité absolue pour tout supporter, encore plus pour les Ultras.
Après, j’avoue aussi que plus d’une fois, on m’a dit que je ne ratais rien en ayant le dos tourné donc je m’accroche comme je peux ! D’ailleurs, j’en profite, puisque j’en ai l’occasion, pour remercier les gens qui me supportent depuis toutes ces années et qui n’ont pas encore changé de tribune.

4- Quelles sont les ambiances/stades qui t’ont particulièrement marqué et pourquoi ?
Question qu’on me pose souvent et j’ai toujours autant de mal à y répondre. Parce que c’est mon association, les différents anniversaires des Ultras, plus particulièrement celui des 10 ans et celui des 20 ans à Amiens où c’était vraiment la folie furieuse. C’est des matches qu’on "s’accapare".
Malgré tout ce qui peut se passer sur le terrain, c’est dans les tribunes qu’il faut regarder. Pour l’aspect sportif, la demi-finale de coupe de la Ligue contre Saint-Étienne en 2005 ainsi que la finale face à Caen. Le RCS-OM de 2003, le match de la montée face à Metz en 2007 m’ont aussi particulièrement marqué. Malgré la tension que peuvent provoquer ces rencontres, les moments de joie sont indescriptibles.

Après, il y a des matches où sans raison particulière (notamment sportives), on arrive à faire "péter un plomb" à la tribune entière. Il y a une sorte connexion totale entre les capos et la tribune comme par exemple à Sochaux en 2005, où on tient le même chant pendant 30 minutes sans s’arrêter ou cet autre match (je sais plus lequel) où on continue de chanter pendant toute la mi-temps. Bref c’est bel et bien une liste non exhaustive.

Pour les stades, j’en retiens deux : le Parc des Princes quand les Ultras étaient encore là, et Geoffroy Guichard. Difficile de se faire entendre dans ces enceintes.

5- On a coutume de dire que les UB90 sont un des groupes les plus fidèles et respectés en France, sans oublier leur incroyable sens de l’innovation. En tant que leader du groupe, ça fait forcément plaisir, non ?
Ce qui fait plaisir, c’est de voir une certaine objectivité chez les gens. On est loin d’être les meilleurs, d’être les plus nombreux etc. On essaye de faire avec ce qu’on a, de compenser avec une certaine originalité dans les tifos, et de rester droit dans nos bottes en terme de valeurs et mentalité.

6- Malgré les saisons difficiles, tant sur le terrain que dans les coulisses, les supporters n’ont eu de cesse de clamer leur amour pour le club et de renforcer leur attachement. Strasbourg, c’est quand même spécial, non ?
Malgré les années passées à encourager le Racing, je peux encore m’étonner de l’engouement que peut susciter ce club. On dit que le public alsacien est difficile... mais il est surtout fidèle et sait répondre présent quand il le faut, malgré ces dernières années très dures à vivre.

7- Les UB90 ont été une des premières associations à intégrer la Fédération des Supporters. C’était évident selon toi ?
Étant une des assos les plus actives, il était évident que notre intégration était nécessaire, ne serait-ce que pour prouver le sérieux de la chose. Mais surtout, ça manquait cruellement dans le panorama strasbourgeois.

8- La Fédé multiplie les actions : rencontres avec les joueurs, réalisation d’un livre sur la Meinau... C’était vraiment nécessaire d’avoir enfin une association regroupant tous les supporters et de préserver le patrimoine du Racing, non ?
Comme dit plus haut, c’est un manque qui est enfin comblé. Il fallait une structure permettant de rassembler un maximum de personnes quel que soit sa vision du supporteurisme et de promouvoir la culture club. En ce sens, la Fédé le fait très bien et a de très bonnes idées. Dommage que le CCS n’ait jamais eu cette démarche-là.

9- Parlons terrain : le Racing est pour l’instant dans la course pour la Ligue 2. C’est pour cette année, la montée ?
Non, mais sérieusement ? Tu penses vraiment que moi, je vais te dire le contraire ? Malgré le mois d’octobre difficile qu’on a vécu, évidemment qu’on va monter, surtout avec le mercato que père Keller nous prépare.

10- On veut une exclu : quels sont les prochains tifos/animations du groupe ?
Bien essayé ! Mais sur ce sujet, nous restons très discrets. Tout ce que je peux dire, c’est qu’avant la fin de saison, il y en a un qui va faire mal aux yeux…

calendrier

Prochain rendez-vous au local :

6 mars : diffusion de Valenciennes - Racing
9 mars : discussion avec Thierry Laurey

sur twitter