En savoir plus sur... Céline, alias cailen

article publié le 19 février 2014 - Développer une vie associative

A l’instar de la rubrique "A la découverte de..." du site racingstub.com, nous irons régulièrement à la rencontre d’un supporter du Racing, membre de la Fédération des supporters. Histoire de mieux le connaître et de découvrir ce qui le lie, tout comme nous, au RCS.
Aujourd’hui c’est au tour de Céline de répondre à quelques questions...

Première question : d’où t’es venue ta passion pour le Racing ?
Ma passion du Racing est venue par l’Equipe de France que j’ai commencée à suivre lors du championnat d’Europe 2000. Suite à la victoire, je me suis intéressée à ce qui se disait à la télé (journaux TV, Téléfoot) et dans la presse et je lisais notamment les DNA. Une fois que l’événement était passé, il n’y avait plus d’articles sur l’Equipe de France, mais sur le Racing... J’ai donc continué mes lectures quotidiennes des pages sport. C’est ainsi qu’est née ma passion pour le Racing. Au fil du temps, j’ai découvert les matchs à la radio, puis la Meinau en 2003 et enfin les déplacements en 2007.

Quels sont les moments marquants de ta vie de supportrice ?
Ma vie de supportrice n’est pas très longue mais j’ai pas mal de moments marquants. J’en sélectionne quelques uns qui me viennent spontanément à l’esprit.

Le premier moment qui m’a marqué est mon deuxième match à la Meinau contre Marseille en 2003 (victoire 4-1) avec un stade plein et une bonne ambiance. J’étais définitivement conquise par le Racing et par cette Meinau qui m’a faite vibrer. J’en avais pris plein les yeux.

Un autre moment marquant est le déplacement à Montpellier en 2009. Ce ne fut pas un très bon souvenir, mais c’était un match et un déplacement que l’on ne vit pas souvent. C’était incroyable de voir autant de personnes se déplacer à l’autre bout de la France avec ce sentiment que rien ne peut nous arriver. L’atmosphère du match était étouffante et stressante. La fin du match est un drame ! On perd et on ne monte pas en première division. Et voir tous ces gens pleurer, cela avait quelque chose d’apocalyptique.

Pour le troisième moment marquant, j’ai choisi un match plus récent. Je vais en surprendre plus d’un mais ce ne sera pas celui contre Raon à Epinal. Mais ce sera le déplacement à Grenoble de la même saison. Ce match était marquant pour moi car en terme d’intensité et d’émotion, ça a été très fort jusqu’au coup de sifflet final. L’émotion était si forte à Grenoble que je n’ai eu aucune émotion pour le déplacement à Epinal. Tant au réveil, qu’avant et pendant le match, je n’avais aucun stress comme si inconsciemment, je m’étais dit que le match contre Raon, on le gagnerait. C’était comme si le match de la montée, c’était contre Grenoble. C’était vraiment bizarre comme sensation, surtout que généralement, je ne passe pas un match sans stresser.

J’aurais aussi pu parler de Forbach, le premier déplacement en CFA2 où j’étais étonnée et impressionnée par tout ce monde. Mais il y a aussi le match de la montée en 2007 contre Metz, première fois où j’ai foulé la pelouse de la Meinau. Et enfin, j’aurais pu évoquer la victoire en Coupe de la Ligue, premier trophée en tant que supportrice mais j’étais devant la télé…

Le monde du supporteurisme est traditionnellement masculin, même si le nombre de filles est croissant. Comment fait-on pour y trouver sa place ?
Pour ma part, je n’ai rien fait de particulier pour y trouver ma place. Pour les autres, je ne sais pas. Mais je n’ai pas l’impression que se soit si difficile pour une fille de s’intégrer dans le monde du supporteurisme.

Tu es membre de la Fédé depuis ses débuts. Qu’est-ce qui t’a motivé à y entrer et à y être un des moteurs ?
Ce qui m’a motivée, dans un premier temps, c’est le local ! Enfin un endroit où l’on peut se retrouver après le match avec d’autres supporters et faire de nouvelles connaissances. Je trouve cela plus sympa de partager sa passion que de la vivre dans son coin.
Et dans un deuxième temps, c’est le côté culture club qui m’a intéressé. Je trouve ça génial de pouvoir rencontrer des anciennes figures du Racing comme Roland Merschel, Jacky Duguépéroux et Gilbert Gress entre autres, mais aussi certains joueurs actuels. Cela a même permis à certains supporters de dire "au revoir" à Sichi récemment.
Je n’ai pas cherché à être un moteur de la Fédé, cela s’est fait au fur et à mesure en voulant me rendre utile.

Est-ce que tu penses que la Fédé a réussi son pari de rassembler les associations de supporteurs ?
Oui, je le pense. Il suffit de voir les supporteurs qui fréquentent le local. Il y a des membres Ultra Boys 90, des membres Kop Ciel et Blanc, des membres Fédé mais aussi des personnes qui ne sont membres d’aucune association.
Autre exemple : pour certains déplacements, afin de permettre de faire partir les cars, nous avons fait des bus en commun avec les UB mais aussi avec le KCB en fonction du nombre d’inscriptions de chacune des associations. Cela montre que les relations sont bonnes entre les différentes associations.

Les habitués le savent, tu es souvent derrière le bar à préparer des croque-monsieur que les affamés s’empressent de dévorer, c’est quoi ton secret ?
Un secret ? Peut-être que je le les fais avec amour (rires). Plus sérieusement, les croque-monsieur à la Fédé c’est une tradition. C’est un des premiers repas servi au local. Il a commencé à être populaire lors des soirées de matchs à la Coupe du Monde 2010. On ouvrait le local tous les soirs, c’était donc le repas idéal, avec les pizzas, qui permettaient de se restaurer facilement avec une gestion plus facile.
Ensuite sont venus les croque-monsieur avec variantes : le croq’ avec du thon, le croq’ avec de la raclette à la place de l’emmental, avec des lardons à la place du jambon et j’en passe. La dernière nouveauté est le croq’ pizza. Mon préféré : le croq’ raclette, un régal !
N’hésitez pas à venir les goûter lors d’un avant ou après match ou même lors d’une de nos soirées.

Parlons un peu terrain, le Racing va un peu mieux depuis le début de l’année. Tu les vois lutter pour le maintien jusqu’au bout ?
Avec le recrutement qui vient d’être fait, j’ai bon espoir que le Racing se maintienne. Par contre, je pense que cela ne va pas être si facile et qu’il faudra lutter jusqu’au bout car la victoire à l’extérieur se fait vraiment attendre…

Puis, pour terminer, que peut-on souhaiter à la Fédé et ses membres pour cette nouvelle année ?
On peut souhaiter à la Fédé et ses membres un maintien confortable du Racing ainsi qu’un meilleur début de saison lors de la prochaine saison. C’est quand même plus simple de gérer une association avec un club en bonne santé. Mais je nous souhaite également de belles soirées en perspective et une bonne réalisation de nos projets.

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