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En savoir plus sur... Matthieu, alias kitl

Nouvelle rencontre d’un supporter du Racing, membre de la Fédération des supporters. Histoire de mieux le connaître et de découvrir ce qui le lie, tout comme nous, au RCS.

Pour débuter en douceur, comment te définirais-tu en trois mots ?
Kitl : Grand, curieux et indépendant. Par la taille, avec une soif d’apprendre et une certaine retenue dans mon caractère.

Quel genre de relation entretiens-tu avec le Racing ? Passionnelle ? Cruelle ? Autre ?
Ma relation a d’abord été à distance : j’ai commencé à m’intéresser au Racing en lisant les DNA, puis en écoutant la radio. N’habitant pas Strasbourg, je ne pouvais me rendre régulièrement à la Meinau, mais mon match annuel était à chaque fois la source d’une grande émotion, même contre Gueugnon en 2002. J’ai ensuite pris mon premier abonnement en 2007 à l’occasion de ma majorité et des nouveautés qui l’accompagnaient (permis et études à Strasbourg). L’enchaînement des saisons a quelque peu « banalisé » l’émotion qui s’emparait de moi gamin en montant les marches de la Meinau, mais à défaut d’en ressentir à chaque match, c’est le parcours du Racing depuis une dizaine d’années qui m’a fait passer par tous les états !

A quand remonte tes premiers souvenirs de supporter du RCS et quels sont-ils ?
J’espère que ce souvenir est authentique et non reconstitué : en vacances de Pâques à Wangenbourg en avril 1997, j’ai appris que Strasbourg jouait un match très important. J’ai jeté un œil à la télévision puis me suis vraiment rendu compte de la portée de l’événement le lendemain à la lecture des DNA ! Et deux semaines plus tard, mon père et mes deux grands-pères m’ont emmené voir mon premier match « en vrai » contre Monaco, le futur champion qui venait de briller en Coupe d’Europe. Je peux vraiment affirmer que je suis venu à m’intéresser au foot par le Racing, et depuis je n’ai plus décroché, ni du foot, ni du Racing !

Mes souvenirs du parcours en Coupe d’Europe la saison suivante sont plus nets, je crois qu’on m’avait laissé le droit de regarder à la télé les trois matchs disputés à la Meinau.

Quels sont les joueurs qui t’ont marqué ?
On peut dire que je suis arrivé au Racing en même temps que Proisy. Du marasme général ont surnagé Bertin et Martins. Ljuboja m’a quelques fois horripilé. Ensuite, j’ai apprécié Niang, Pagis, Gameiro, que du classique.

Par ailleurs, je me rappelle avoir cordialement détesté Pierre Njanka, ou plus récemment les innombrables recrues fantomatiques de type De Carvalho, Dja Djédjé ou Khiter.

Tu as assez rapidement rejoint la FSRCS. Pour quelles raisons et qu’est-ce qui t’a attiré dans le projet ?
Mon premier souvenir de la Fédé remonte effectivement à la rencontre avec Alex Vencel à l’été 2010. Je suis longtemps resté en retrait, le temps de mettre un nom ou un pseudo sur chaque visage, puis je me suis décidé à pousser la porte du local comme un grand.

C’est avant tout l’aspect historique qui me plaît, c’est-à-dire comment rendre compte de la trace du RCS dans notre région depuis 110 ans. La Fédé vient à ce titre pallier le relatif désintérêt du club ou des médias pour l’histoire du club.

Après plus de cinq années, la Fédé, c’est plutôt un truc qui roule, non ?
Oui, la FSRCS a su trouver un créneau aux côtés des autres associations de supporters, à travers des événements fédérateurs comme le tournoi annuel des supporters ou d’autres manifestations historiques. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis sa création, le côté utopique de rassembler tous les supporters s’est un peu évanoui mais les valeurs énoncées dans sa charte fondatrice ont toujours autant de sens.

Certains ont découvert ta passion pour l’histoire, et surtout celle du Racing que tu relates souvent sur le "RacingStub". Il est pas mal pourtant le présent du Racing ?
On a vécu une telle odyssée depuis dix ans, dont la chronique a été assurée par beaucoup de talents différents. J’ai également fini par trouver des avantages à la plongée du RCS dans les divisions obscures, mais je ne me lasse pas de découvrir des anciens joueurs ou des petites histoires du Racing. Comme le répète une figure bien connue du milieu, « tout est sur le Stub », et bon nombre d’articles ou de commentaires ont conservé toute leur pertinence.

A la trêve, le Racing est bien ancré dans le haut du tableau. Pas mal pour un promu, non ?
Jusqu’à présent, il n’y a pas grand-chose à redire au parcours du Racing. Le fait d’être resté longtemps invaincu a permis de lancer la saison sur de bonnes bases et de s’éloigner de la queue du classement. La série actuelle de quatre succès de rang me semble un peu chanceuse, l’équipe est sans doute en surchauffe, mais cette vague la portera au moins vers son premier objectif, le « maintien confortable », formule souvent raillée mais adaptée à la situation du club. C’est devenu rare à Strasbourg de pouvoir anticiper assez tôt la saison d’après, je pense que l’intersaison pourra être préparée dès le printemps. A moins que l’équipe confirme ce rythme et se mêle à la lutte pour la montée, mais je considère cet objectif de substitution bien prématuré !

Pour les émotions, nous avons été bien servis : déplacement estival sympa à Bourg-en-Bresse, invasion et victoire à Sochaux et quelques matchs électriques à la Meinau. On s’est parfois ennuyés, certains résultats sont fâcheux, malgré tout le bilan est globalement positif, comme dirait Georges Marchais.

Au sein de quels domaines/passions fais-tu quelques infidélités au Racing ?
Je suis un dingue de sport en général (cyclisme, basket, ski…), le plus souvent à la télé mais j’essaie de me rendre sur place de temps à autres. Ainsi le championnat d’Europe de basket organisé à Lille m’a fait manquer Strasbourg-Fréjus en septembre 2015. Mais généralement le Racing est prioritaire sur l’agenda ! Par ailleurs, je m’intéresse à l’actualité, à la bande dessinée franco-belge et à l’Histoire du XXème siècle.

Pour finir, dévoile-nous quelque chose que mêmes tes parents ne savent pas !
Je risque d’être souvent absent les vendredis soir de l’année qui s’ouvre !

Création du musée virtuel du Racing

À la fin de l’automne 1906, au retour d’une excursion dans les Vosges du Nord, de jeunes Strasbourgeois se séparent en prenant une décision : fonder dans leur quartier un club de football.
Ce sera le Fußball Club Neudorf, concrétisé juridiquement en 1907 et rebaptisé Racing Club de Strasbourg en 1919.

A l’occasion du 110e anniversaire du club, nous lançons le musée virtuel collaboratif de l’identité visuelle du Racing Club de Strasbourg !

Programmes, affiches, fanions, maillots, écharpes, posters, dédicaces, livres, etc. Il a vocation à être alimenté constamment et vivra uniquement grâce à vous : sortez vos collections des placards et des greniers, photographiez ou scannez, puis utilisez le formulaire en ligne pour publier vos souvenirs ! (Merci à Pepito pour les premières contributions !)

Entre mémoire individuelle et collective, ce site permettra de conforter la dimension culturelle et populaire du Racing.
Rendez-vous à cette adresse www.museeracingstrasbourg.fr et nous comptons sur vous pour faire vivre ce musée !

calendrier

Prochain rendez-vous au local :

20 janvier après-match contre Tours

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